La légionelle est une bactérie hydrique. Il en existe 43 espèces. La plus virulente est la legionella pseumophilia sérogroupe 1 (Lp1). Cette bactérie est responsable de deux formes de maladies respiratoires dites légionelloses :
La « maladie du légionnaire » doit son nom au Congrès des Légionnaires de Philadelphie de 1976. Plusieurs personnes ont présenté une pneumopathie alvéolaire asphyxiante. La mortalité dépassa 15%. La contamination des personnes s'est faite par le système de climatisation de l'hôtel où ils résidaient.
La fièvre de Pontiac est un syndrome pseudo-grippal bénin à guérison spontanée (2 à 5 jours). Cette maladie représente 95% des cas de légionellose.
Selon la DDASS, le nombre de personnes atteintes par la légionellose par an s'élève à 1004. Les premières victimes sont les personnes fragiles tels que les personnes âgées, les enfants, les asthmatiques...
Développement de la bactérie
Les légionelles prolifèrent dans les installations de production ou de distribution d'eau lorsque la température est comprise entre 20 et 45°C. De même lorsque l'eau stagne en présence de dépôts de tartre, de biofilm, de résidus métalliques comme le fer et le zinc, de certains matériaux tels que le caoutchouc ou le silicone. D'autres micro-organismes des milieux aquatiques favorisent l'extension des légionelles, comme les cyanobactéries ou les amibes libres.
Par conséquent, les Tours Aéro-Réfrigérantes et les climatiseurs sont des « nids » parfaits pour ces bactéries. Dès le printemps, les systèmes redémarrent et les légionelles qui s'y sont nichées se libèrent en se dispersant dans l'air. Une enquête en région parisienne a montré que 70% des équipements collectifs de distribution d'eau chaude contenaient des légionelles.
D'une manière générale, pour limiter le développement des légionelles, il est nécessaire d'agir à trois niveaux :
- éviter la stagnation de l'eau et assurer une bonne circualtion
- lutter contre l'entartrage et la corrosion par une conception et un entretien adapté à la qualité de l'eau et aux caractéristiques de l'installation
- maîtriser la température de l'eau dans les installations, depuis la production et tout au long des circuits de distribution
Objectifs du gouvernement
ERP, CHU, maisons de retraites, salles de sports, mais aussi bâtiments vétustes, les forages des maisons particulières... Selon la DGS n°97/311 du 24 avril 1997, il sera nécessaire de réaliser une expertise des installations de distribution d'eaux internes. L'objectif cible du gouvernement est fixé à de 10³ UFC/L en Légionelle pneumophilia.Lorsque les installations à risques présentent des contaminations dans l'eau dépassant cette concentration, les gestionnaires des établissements publiques doivent mettre en oeuvre un plan d'action. Une expertise visera à prévenir les risques liés à la prolifération de la bactérie dans les installations de distribution d'eau. Elle comportera notamment le relevé d'un plan et d'un descriptif des réseaux (tracé, système de production d'eau chaude, structure du réseau de distribution, état des canalisations, matériaux constitutifs, mode de circulation de l'eau, appareils de traitement de l'eau, température de l'eau en différents points, vannes, etc.) et le recensement des points critiques des installations de distribution de l'eau, c'est-à-dire les points susceptibles d'engendrer une prolifération des légionelles. A savoir :
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Les zones où l'eau stagne ou circule mal (mauvais équilibrage du réseau de boucle d'eau chaude sanitaire mal dimensionné, ballons, réservoirs, bras morts, TAR, etc.)
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les zones où la température de l'eau chaude est susceptible de descendre en dessous de 50°C (retour d'eau froide dans le réseau d'eau chaude, cordons chauffants défectueux, etc.)
Évaluation de l'état de contamination des installations de distribution de l'eau...
Un devoir pour tous
Particuliers ou professionnels, il est nécessaire d'auditer les installations afin de limiter une concentration importante de légionelles. « Toutes les informations concernant la gestion de l'eau dans l'établissement doivent être consignées dans un carnet sanitaire constamment maintenu à jour, comportant notamment :
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les plans des réseaux actualisés
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la liste des travaux de modification, de rénovation ou d'extension des installations de distribution d'eau
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les opérations de maintenance et d'entretien réalisées
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les traitements de lutte contre le tartre et la corrosion réalisés
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les traitement de désinfection réalisés
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les résultats d'analyses concernant l'évolution de la qualité de l'eau
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les relevés de températures
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les volumes consommés (eau froide/eau chaude) »
Aujourd'hui, Auréale maîtrise cet audit et propose des traitements alternatifs dont les résultats validés ( CSTB, ATAR, DDASS, CNRS, RTW...) ont pour avantages de respecter l'installation existante, ainsi que l'environnement.
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